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michèle66 Administratrice
Inscrit le: 11 Nov 2005 Messages: 872 Localisation: Perpignan
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Posté le: 10 Nov 2006 09:49 Sujet du message: |
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LE VOL DU PHOENIX SUITE
Tous les épisodes du séjour à Bangkok ne sont pas forcément aussi passionnants que le jour même de l’OP, mais chaque étape de ce parcours a une importance.
Le voyage aller porte en lui sont lot d’émotions, et illustre bien le conseil donné de partir au moins à deux.
Désolée de vous les envoyer un peu (beaucoup) dans le désordre mais je les achève au fur et à mesure de leur taux de remplissage préalable.
Une fois terminé cela constituera un tout….assorti de conclusions et enseignements à retenir.
Oohhhhhh ! Le gros N’Avion !
4/5 novembre 2006
J -8
Et, de fil en aiguille, nous voici à la passerelle d’embarquement, à Roissy .
Le 747 / 400/500 est au bout de son cordon ombilical, vaste insecte tapi avant de prendre son vol.
Thaï Airways !
Michèle et moi échangeons un regard qui en dit long sur notre état d’esprit qui est un mélange indescriptible d’impatiences mêlées de toutes les craintes des vols au long cours….
Il est là, la gros oiseau de fer, qui va nous amener vers notre destin…
Ce n’est pas un voyage touristique que nous accomplissons, mais les premiers pas d’un périple extraordinaire qui doit nous conduire à nous-mêmes ?
J’avoue qu’à cet instant, je ne me demande pas si la Thaïlande c’est beau, mais comment ça va se passer là bas, selon nos objectifs réciproques différents.
Je ne me permettrai pas ici de donner des explications sur les motivations de mon amie Michèle (d’Avignon), si elle désire le faire un jour c’est une décision qui lui appartient en propre, ce que je sais c’est que je les comprends parce que nous en avons longuement parlé la vieille dans la voiture, pendant notre trajet Avignon Paris.
J’ai pris le train de Perpignan à Avignon de très bonne heure le matin et nous nous sommes mises en route aussitôt mon arrivée dans la Cité des Papes.
Puis la soirée en famille, chez sa sœur et son beau frère, a été une excellente avec un accueil chaleureux et une grande attention à comprendre les mécanismes qui entraînement deux copines, si loin de chez elles, vers des inconnues sans réponse pour eux, aussi profonds que le gouffre de Padirac.
Chacune de nous le sait bien mais comment le dire avec de simples mots !
Derniers appels avec le portable en France.
Les amies unanimes : « Bon courage, bonne chance ! »
Mon épouse : « Je t’accompagne….. ! »
Ca va mieux ! Je la sais avec moi et moins dans le sillage condamnatoire des enfants ! C’est vital pour moi d’avoir son soutien…C ‘est ensembles que nous avons décidé ! C’est ensembles que nous y allons.
Petite musique !
Le portable est éteint jusqu’à l’arrivée.
Je mesure à cet instant précis ce que la communication entre nous peut représenter, pendant une seconde, je me sens seule….mais Michèle est là ; elle esquisse un sourire, certainement en voyant dans mon regard mon interrogation silencieuse…C’est fou ce qu’on peut échanger avec les yeux.
« Les numéros de 1 à 50…. Puis de 50 à 100…. » C’est pour nous ! Nous avons les 76 !
Nous n’avons pas de chance ! Toute la travée centrale subit une panne électrique qui nous prive d’écouteurs pour entendre les films ou écouter de la musique, non plus que l’éclairage individuel pour lire.
Heureusement toutes les deux nous avons tant à partager, raconter, nous expliquer que le temps passe assez vite.
Décollage….
Dieu qu’il en met du temps à s’envoler ! Un dernier cahot, nous sommes en l’air.
Un choc, le train d’atterrissage (de décollage en l’occurrence) est rentré.
Le bal des hôtesses en tenue traditionnelle et des stewards ; c’est notre premier rapport avec ce pays où nous allons vivre un mois.
Repas, collations, boissons, sourires pendant onze heures.
Anglais de rigueur, pas une personne du personnel navigant ne parle français.
Que de pays survolés, que de gens heureux ou malheureux en dessous de nous, de liesses et de misères, d’amours et de conflits.
Peu a peu l’avion se rapproche de son objectif, Bangkok, entouré à peu de distances de noms prestigieux…Hong Kong !!!! La Chine, La Birmanie, le Laos, Le Vietnam, Le Cambodge !
En moins d’une demi heure nous passons de 11000 mètres à l’altitude basse de l’immense cité qu’un virage sur l’aile nous permet de découvrir.
Le jour se lève sur la Thaïlande.
Le crissement des pneus à l’atterrissage, suivi d’un bon quart d’heure de roulage sur des taxiways bien éclairés ; l’immobilisation, la passerelle, les bagages qu’il nous faut chercher un moment parce qu’ils sont dans une autre salle…La sortie !
Où Tair, l’épouse au docteur, nous attend avec un panneau !
Michèle I. et Michèle D.
Petit quiproquo, d’entrée, avec « Les Michèles » : Laquelle est l’une ? Laquelle est l’autre ?
Hihi ! Une troisième nous attend à l’hôtel !
Cette femme qui nous accueille est adorable, d’une gentillesse rare.
La porte de l’aérogare s’ouvre sur le parking.
Michèle et moi prenons un énorme coup de chaleur qui nous enveloppe d’une moiteur lourde aux effluves de kérosène.
En une seconde, je n’ai plus un poil de sec et de grosses gouttes de sueur me coulent dans le dos.
Encore un regard entre Michèle et moi :
« Mon Dieu, c’est ça ? La Thaïlande ! »
Heureusement non !
Dans un français correct, en montant dans la berline climatisée :
« Bienvenue dans notre pays » dit Tair
« Thank you, Tair »
............................
Michèle _________________ "La pauvreté la plus terrible est la solitude et le sentiment de ne pas être aimé(e)....
N'attendez pas les meneurs; faites le seul(e) de personne à personne." Mère TERESA |
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La Goudou Transgenique

Inscrit le: 29 Nov 2005 Messages: 1050 Localisation: Bretagne - Finistère - Brest
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Posté le: 10 Nov 2006 10:54 Sujet du message: |
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Tu écris bien décidément Michèle
Bises _________________ La Goudou Transgenique
''La moralité des hommes devient rigide quand le reste ne l'est plus'' © Coluche |
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BelleAmie

Inscrit le: 13 Oct 2006 Messages: 43 Localisation: Barbentane (13)
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Posté le: 10 Nov 2006 21:46 Sujet du message: |
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Coucou, c'est moi, je ne sais pas comment faire pour insérer une image à mon texte.
Bisous. _________________ Michèle d'Avignon, Femme d'origine transidentitaire |
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michèle66 Administratrice
Inscrit le: 11 Nov 2005 Messages: 872 Localisation: Perpignan
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Posté le: 12 Nov 2006 11:27 Sujet du message: |
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Faut demander à Nat!
Moi je ne sais pas sinon j'en aurais déjà éditées quelques une de Bangkok
Michele _________________ "La pauvreté la plus terrible est la solitude et le sentiment de ne pas être aimé(e)....
N'attendez pas les meneurs; faites le seul(e) de personne à personne." Mère TERESA |
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marine

Inscrit le: 12 Nov 2004 Messages: 549 Localisation: Brest
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Posté le: 12 Nov 2006 18:03 Sujet du message: |
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Coucou,
pour insérer une image dans le texte, il faut d'abord que l'image soit mise en ligne sur un site dédié.
Par exemple sur http://imageshack.us vous pouvez télécharger l'image depuis votre ordinateur.
Le site vous indique le lien URL de votre image, c'est à dire son adresse.
Dans le texte vous faites un copié de ce lien URL et vous l'encadrez en cliquant sur Img en haut.
Normalement ça devrait marcher. Je ne sais pas si je suis claire et si j'emploie les bons termes parce l'informatique et moi ça fait 2 !
En plus ça ne surcharge pas le serveur du forum car même si l'image apparait, c'est par son lien.
si vous avez beaucoup d'images à passer ça risque de prendre du temps une par une. Il vaut mieux ouvrir un site gratuit pour les placer et donner le lien. |
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BelleAmie

Inscrit le: 13 Oct 2006 Messages: 43 Localisation: Barbentane (13)
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Posté le: 12 Nov 2006 21:57 Sujet du message: |
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Merci pour la réponse.
Je crois que je sais comment faire mais je sais pas si ca va marcher.
bises. _________________ Michèle d'Avignon, Femme d'origine transidentitaire |
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BelleAmie

Inscrit le: 13 Oct 2006 Messages: 43 Localisation: Barbentane (13)
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Posté le: 12 Nov 2006 22:27 Sujet du message: |
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[/img] _________________ Michèle d'Avignon, Femme d'origine transidentitaire |
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BelleAmie

Inscrit le: 13 Oct 2006 Messages: 43 Localisation: Barbentane (13)
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Posté le: 12 Nov 2006 22:31 Sujet du message: |
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Apparement ca marche.
J'ai prise cette photo alors que Ter nous conduisait à l'hotel l'ors de notre arrivée.
Faire un clic sur la photo pour accéder au site hebergeur et voir la photo en grand.
Regarder dans le rétro pour appercevoir Ter.
Bises. _________________ Michèle d'Avignon, Femme d'origine transidentitaire |
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Louise

Inscrit le: 29 Juin 2006 Messages: 1750 Localisation: Dijon et/ou Besançon, LE COEUR A MONTREAL..................... et en Belgique (Mons) pour le reste !
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Posté le: 13 Nov 2006 00:26 Sujet du message: message supprimé par l'auteure |
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--- _________________ "Dis toi d'abord QUI tu veux être
Puis fais en conséquence ce que tu dois faire"
(Epictète, philosophe grec stoïcien, 1°siècle)
http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier (m.à.j. 8/9/2010) et surtout sur: http://transsexuell.es/forum/
Dernière édition par Louise le 15 Nov 2006 22:49; édité 1 fois |
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michèle66 Administratrice
Inscrit le: 11 Nov 2005 Messages: 872 Localisation: Perpignan
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Posté le: 13 Nov 2006 09:52 Sujet du message: |
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Je pense, sans m'avancer qu'il a du y avoir une râtée!
Je n'ai pas ressenti Stella que j'ai cotoyée là bas comme quelqu'un de mal intentionné.
Il serait peut-être intéressant de contacter l'intéressée pour avoir le fin mot de l'histoire.
A suivre
Michèle _________________ "La pauvreté la plus terrible est la solitude et le sentiment de ne pas être aimé(e)....
N'attendez pas les meneurs; faites le seul(e) de personne à personne." Mère TERESA |
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michèle66 Administratrice
Inscrit le: 11 Nov 2005 Messages: 872 Localisation: Perpignan
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Posté le: 13 Nov 2006 18:47 Sujet du message: |
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LE VOL DU PHOENIX Suite
De J-7 à J-1
En place pour le quadrille !
Ces quelques jours me font penser à l’appel au public dansant par les violonistes de la vieille Amérique, avant d’entonner leur musique endiablée, entraînant grands et petits dans leur sillage musical.
Sauf qu’ici ce n’est pas de danse qu’il est question mais de la préparation physique et morale à une opération et que l’on entre pour de bon dans le vif du sujet !
Nous sommes à pieds d’œuvre, sur place, dans l’ambiance, dans le contexte.
L’avion nous a amenées d’une perspective à une réalité :
Dans quelques jours, c’est mon tour !
Au théâtre, nous dirions que l’intensité dramatique monte d’un cran : J – très peu !
Lever de rideau sur Bangkok.
Nous avons atterri au nouvel aéroport qui est gigantesque.
Les rocades qui s’en échappent ressemblent, bien sur, à toutes les rocades de tous les aéroports du monde ! Larges, multivoies, neuves, rapides.
Paris Bangkok mêmes servitudes….enfin presque !
Et le paysage urbain se densifie !
Déconcertant.
Il y a de toutes les voitures, de tous les âges et de tous les modèles dans un entrelacs gigantesque….ou personne ne se départit de sa patiente, ce qui change bien évidemment des rocades parisiennes et leur langage fleuri.
De chaque côté de la route des immeubles tout neufs s’élancent vers le ciel à côté d’autres qui n’en finissent pas de vieillir, prêts a s’effondrer de toutes les vicissitudes de leur âge, qui nous le découvrirons par la suite n’est pas aussi canonique que ça !
Les moussons ont eu vite raison du mal construit d’il y a 20 ou 30 ans.
Entre les deux bandes d’asphalte d’une grande avenue, un ruisseau coule, nauséabond, curé par une foule de gens dans des tenues extraordinaires, d’un autre monde et masqués. Le paradoxe total !
Tair gare son véhicule sous le hall de l’hôtel Bann Siri.
Nous sommes enregistrées et nous investissons nos chambres.
L’accueil est d’une courtoisie hors du commun…J’y reviendrai dessus car c’est un plus que je ne savais trouver aussi fort ici.
Quelques consignes pour le lendemain : Le Docteur doit nous recevoir le matin.
Michèle et moi mettons à profit la matinée pour récupérer un peu.
Avant midi nous décidons d’aller retirer quelques bahts
Pour Michèle no problème, pour moi c’est la bérézina !
Ma Master Card, ne fonctionne pas, elle est pourtant de la semaine précédente, toute neuve.
Dialogue de sourd à la banque, ils ne parlent pas un seul mot d’anglais !
Me voici désargentée au bout du monde !
Communication avec le service assistance de ma carte qui ne comprend pas pourquoi et éternise une communication à prix de ministre (2 €50 la minute) ; finalement je joins Colette a Perpignan qui fait un virement sur le compte de Michèle d’Avignon qui à son tour me retire des bahts tout neufs, pour mes menues emplettes.
En fait ma carte, trop récente, avec de nouvelles sécurités ne pourra être lue que par des terminaux récents et pas par les vieilleries de certaines annexes bancaires de l’avenue proche de l’hôtel.
Pourquoi faire simple quand le compliqué est de mise !
Premier repas et première confrontation avec ce qui arrive dans l’assiette :
“Le fried duck in sweet sauce arrive”
Le canard est bon, la sauce est trop sucrée, mais c’était prévisible puisqu’elle était annoncée sweet.
Nous apprendrons très vite que pour nous spicy, ça veut déjà dire arrache gueule mais hot spicy ça veut dire tout simplement immangeable parce que trop épicé !
No demandons no spicy, le plus souvent possible, ce qui se traduirait par bien épicé !
Paradoxalement, moi qui ai l’estomac assez fragile, je n’ai pas eu d’ennuis !
Une bonne nuit réparatrice passe là dessus.
C’est Nut qui vient nous chercher, Michèle et moi.
Premières salutations, premières présentations avec cette infirmière sure et sereine.
Ahhh ! La Thaïlande !
La clinique du Docteur Chet est prise en sandwich entre deux autres commerces qui ne sont autre que de véritables bazars où l’on trouve de tout dans un immense capharnaüm ! Je suis persuadée que l’on s’y retrouve mieux dans les souks de Babel Oued !
Néanmoins, pour les quelques personnes qui sont là, les sourires se fendent jusqu’au deux oreilles….Nous le leur rendons, ce qui me semble la moindre des choses.
La clinique est à l’opposé total du voisinage, coquette, bien ordonnée, la secrétaire ultra aimable, c’est, je crois, la sœur de Tair…Un bel esprit famille.
D’ailleurs Tair arrive sur ces entrefaites et bien qu’elle ne soit pas directement concernée par notre présence ici, parce qu’elle s’occupe d’autre chose, elle ne manque pas de venir s’enquérir de notre première journée à Bangkok et nous demander si nous avons besoin de quoi que ce soit.
La prise en charge se fait par tous les membres de l’équipe, à toutes les hauteurs et pour tous les besoins.
C’est une organisation maximum pour un service d’engagement total !
Le Docteur Chettawutt !
Là, j’ai en face de moi, l’homme auquel je vais confier ma vie !
Il est calme, ses gestes sont mesurés mais on lit dans sa manière d’être une immense courtoisie, une grande sûreté des mouvements et des attitudes, avec en toile de fond du regard que je viens de croiser une grande humanité !
Nut le seconde dans cette entrevue
Il me faut tomber ma culotte, relever ma robe !
Je suis atrocement pudique et m’exposer ainsi me coûte.
Mais faut y aller !
Cet instant est troublant et pathétique !
C’est un petit mélodrame qui se joue à huis clos.
La « petite trompe » n’a jamais vu un appareil photographique de près ! Flash ! Photos !
Nut tire dans tous les sens pour éprouver la souplesse de la peau….rien ne vient, je suis totalement crispée..
Le doc regarde dubitatif…la catastrophe qui est devant lui.
J’ai à la fois envie de rire et de pleurer et l’histoire se transforme en anecdote à raconter plus tard lors des veillées d’hivers au coin du feu :
Je n’ai jamais eu un sexe très important mais jeune, il a vaillamment rempli son office.
Cependant les hormones sont passées là dessus, avec l’Androcure pour finir et le tout s’est sérieusement ratatiné.
J’ai compris que mon avantage de petitesse pour mon habillement, ces dernières années, allait vite devenir un inconvénient.
En plus, je le jure, face à celui qui sonne son glas, il semble s’être recroquevillé encore plus.
Je regarde la scène comme de loin, comme si cet avorton de chose masculine ne m’appartenait pas quand le docteur me rattrape dans la réalité !
« Faudra certainement faire une greffe…. Pour obtenir un minimum de profondeur. »
Ce n’est pas « deep, deep » tout ça mais plus « deep »…ce sont des sous en plus et je ne les ai pas en disponibilité!
Je décline donc l’offre, en expliquant que mon attente à mon âge n’est pas sexuelle, que je suis plutôt attirée par les filles, que je suis en couple et fidèle !!!!!
Mais, je lui demande d’essayer de faire au mieux, pardonnez-moi l’expression, en privilégiant « les extérieurs »
Il pense que c’est dommage mais « il se débrouillera du mieux qu’il pourra ! »
Dans la voiture qui nous reconduit à l’hôtel, je suis totalement déstabilisée.
J’appuie ma tête contre l’épaule de Michèle ; j’explose de rire et fonds en larmes en même temps !
Où en suis-je ? Je ne le sais plus !
Ce serait bête tout de même d’avoir fait tout ce chemin pour n’avoir tout de même qu’une pincée de centimètres ! Partir à la pèche aux finances ?
Soudain j’y pense, en me disant que je les ai, mais après, je ne suis pas seule et il faudra continuer à vivre !
Dilemme !
Heureusement Dannie me rassurera dès son arrivé ! Le doc a une idée !
De toute façon quoi qu’il arrive, il se débrouillera pour m’offrir quelque chose de correct !
Mon trouble s’apaise. Je suis rassurée.
L’après-midi de cette même journée visite à l’hôpital des nouvelles opérées….un grand moment d’émotions !!!!!!
C. ne peut pas dire plus de 3 mots sans vomir dans son haricot en nous confiant qu’il lui est arrivé de tout jusqu’à son matelas à air qui a explosé sous elle, l’autre C. les poches sous les yeux rendues sous le menton, nous gratifie d’une longue liste de désavantages douloureux qui lui pourrissent totalement son existence
Michèle et moi, nous sommes catastrophées mais nous remplissons néanmoins notre rôle de visiteuses de « malades », ballottées d’une chambre à l’autre au gré des soins infirmiers ou visites du Dr Chet.
Par discrétion bien sur nous sortons de la pièce pour tomber, in extremis sur le départ de S. pour le bloc opératoire.
J’ai quelquefois dans ma, vie rencontrée des regards de détresse et j’ai du assumer deux ou trois séparations du dernier instant ; dans l’ensemble je suis mentalement plutôt armée.
Là, c’est la panique de tout un être, presque le remake de « ascenseur pour l’échafaud » que j’ai vu, il y a quelques bonnes années.
Encouragements, bisous, un peu d’escorte ; C’est tout ce que nous pouvons faire.
Le retour à l’hôtel nous trouve perplexes, silencieuses, sans aucun de ces regards sensibles de notre système de communication privilégié, Michèle et moi.
Je dors mal, je suis impressionnée, un gros passage à vide pour moi et je pleure à chaudes larmes sur l’épaule secourable de mon amie avignonnaise.
Plus que quelques jours et c’est mon tour !!!!!!
Avant c’est l’opération de Michèle !
Une orchidectomie bilatérale. Elle a lieu à la clinique.
Michèle racontera si elle le désire.
J’en retire un grand moment de communion entre nous deux.
Deux amies unies dans une même problématique, solidaires et secourables l’une pour l’autre.
Et un formidable dialogue entre le docteur Chet et moi, en redescendant de la salle d’OP où Michèle dort encore.
Le docteur nous fait deux cafés et m’invite à partager dans son bureau.
Je lui parles tant bien que mal des difficultés que nous rencontrons en France, il les a déjà un peu cernées à travers mes prédécessrices (mot féminisé)
Dannie doit arriver….il y a beaucoup de choses à discuter !
De toute façon, il a bien compris que la filière française était désormais en expansion et entends s’y atteler avec tout le sérieux (Thaï) voulu.
J-3,2,1 Les trois Glorieuses !
Vais-je ressasser le désagréable de ces 3 jours, entre le peu manger, des médicaments à vomir du goût et du temps passé sur les toilettes ?
Je préfère en rester sur ma petite cure de fruits, matin, midi et soir du premier jour, mes yaourts du second et de mon goût assez nouveau pour d’énormes gorgées d’eau !.
La charge des pachydermes sur mon petit et gros intestin reste une réalité, vite oubliée !
Dannie est arrivée à J-3 et a empoigné les quelques difficultés à bras le corps.
Avec elle, nous allons ensembles chercher C. le soir à l’hôpital.
Pas flambante du tout ! En perdition pour dire la vérité.
Réinstallée à l’hôtel il ne lui reste plus qu’à prendre du repos, beaucoup de repos.
Une fois de plus, il faut que je retombe sur le docteur Chet
Désormais, nous nous connaissons et nous nous sommes, je crois, appréciés.
Il me plaisante en me proposant de m’opérer tout dessuite mais je lui rétorque que j’ai encore 48 heures….qu’il doit attendre…Nous rions ensembles !
Spontanément, il vient à moi, me prend dans ses bras dans un grand geste d’amitié en me bredouillant quelques mots que je ne comprends pas mais dont je sens qu’ils ne sont que du respect et une certaine forme de connivence qui se veut rassurante !
Dans quelques jours, c’est mon tour ! Il n’en restait que deux.
Ils ont passé comme un coup de canon.
Demain, ma fille, tu seras enfin Michèle pour de bon !
Plus rien ne sera désormais pareil !
Je le sais,
Je le veux,
Je l’ai accepté !
Je m’endors sur une vie ! Je suis calme et apaisée !
Michèle _________________ "La pauvreté la plus terrible est la solitude et le sentiment de ne pas être aimé(e)....
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michèle66 Administratrice
Inscrit le: 11 Nov 2005 Messages: 872 Localisation: Perpignan
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Posté le: 12 Oct 2007 09:14 Sujet du message: |
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Le vol du Phoenix (suite)
1 an plus loin….
A trop approcher mon soleil, comme Icare dans son rêve brisé, j’ai vu fondre mes ailes de cire et de plumes, pour chuter lourdement, gravement blessée mais pas totalement brisée, heureusement.
Je ne vole plus, mais je marche la tête haute, j’ai gravi la plupart de mes montagnes dont le point culminant !
Pourtant au moment de récolter les fruits d’une vie de semailles, une tempête est passée sur ma moisson : Le moment du bonheur transformé en cauchemar !
Et j’ai avancé péniblement dans les temps bibliques de la « Ma Vallée de l’Ombre et de Ma Mort »…
mais j’en sors, lentement, fière dans la justification de tout mon être.
Le 12 octobre 2006, Bangkok, environs minuit heure locale, vers 19h en France, je m’éveillais, endolorie mais heureuse de mon immense voyage au pays des espérances pour côtoyer la réalité de ma vie :
« J’étais enfin une femme pour toujours ! »
« C’est fait ! » Dis-je alors au téléphone avant de me rendormir dans les brumes narcotiques de mon anesthésie.
Le 12 octobre 2007, Perpignan, je suis toujours et plus que jamais la femme que j’avais rêvée, physiquement accomplie, avec des résultats post opératoires époustouflants de qualités esthétiques et fonctionnelles…
pourtant installée dans un présent qui ne correspond plus en rien à mes attentes.
« Corporellement, la femme réussie que j’espérais ; moralement tourmentée par les nouvelles orientations de ma vie. »
En partant de Thaïlande, j’avais dit au docteur CHET : « You are a very friendly people ! après un mois passé en sa compagnie»
Cet orfèvre du bout du monde, courtois et généreux sera pour toujours le bras instrumenté de Dieu qui fit de moi, une femme dans la plénitude son âge, ni trop ni pas assez comme me disent les amis qui me restent, suivant une maxime personnelle écrite en pré opératoire : toute une philosophie du raisonnable !
« J’avais abandonné les rêves de beauté de la jeune fille que j’aurais aimé être, au profit d’une femme plus mure désireuse de se fondre dans le commun des mortels. »
Après une convalescence de plusieurs mois, récupérer d’une telle opération n’est pas une mince affaire, j’ai pu reprendre mes activités professionnelles avec un réel succès.
Durant ma saison d’été ma clientèle a continué à venir, augmenter même et mieux encore que mes prévisions les plus optimistes surtout que la majorité des saisonniers, autour de moi, affichent une baisse de recettes significative.
Désormais, « mes jeunes archers vont chez Michèle » ce qui ne leur pose aucun problème moral ! Et les adultes pour la majorité se sont bien accommodés de cette femme quelque peu androgyne à la voix grave qui les a accueillis avec une disponibilité encore accrue. »
Avec les professionnels des séjours, je n’ai perdu aucun de mes centres de vacances, en augmentation même, car cette Michèle plus calme et cohérente qu’avant, mais pas moins déterminée, a pu se poser en personne naturelle….
« Comme si j’avais toujours été ! » m’a-t-on dit !
Les perspectives pour cet hiver sont intéressantes aussi car j’ai plusieurs offres pour la saison de ski, ce qui devrait me permettre, si j’ose dire, de remettre une corde supplémentaire à mon arc.
Me voici donc professionnellement comblée.
Intégrée !
Sans la moindre difficulté dans le commun journalier, je vaque désormais à toutes mes occupations, relations de voisinage, courses, spectacle, autrement dit (vie quotidienne) sans que personne ne relève mes aspects encore quelque peu masculins pour ne me proposer que des « madame » apparemment sans arrières pensés avec le plus parfait naturel.
Je pense qu’il s’agit là des fruits de ma simplicité d’être, à ce naturel enfoui pendant des décennies qui s’exprime désormais au grand jour sans avoir changé la substance de ma personnalité : Catalane, de douceur et de passions, de l’ombre et la lumière dans les arènes sauvages de la vie.
« I am ! » Je suis ! Je ne me pose pas la question existentielle du « not to be » puisque je suis, effectivement, au point de ne plus penser qui je suis pour être simplement moi, Michèle, de tout mon corps et de toute mon âme !
Perfectible certes, physiquement et moralement mais dans la force tranquille de mes certitudes, dans le temps de faire…celui de vivre pour de vrai !
Mes presque soixante ans pourraient faire que je n’ai plus de temps à perdre.
Les heures, les jours, les années ne sont qu’une onde qui fuit sur laquelle il est permis de naviguer, jusqu’à remonter le courant !
Il suffit d’avoir le souffle qui gonfle les voiles.
J’ai vu chez une amie une affiche qui dit en substance que ce ne sont que les poissons morts qui descendent avec le courant !
Moi, JE VIS !
Je suis vivante, accomplie... et bien que les circonstances m’aient été imposées, je vais où je veux, quand et comme je le veux !
C’est une des raisons pour lesquelles je ne veux plus m’encombrer de querelles virtuelles, insipides, d’arrivismes délirants à l’encontre de notre communauté, de jugements stéréotypés sur mes actes qui ne sont autres que les miens dans la logique de ma façon d’être.
J’ai, aussi, rencontré en Thaïlande une multitude de gens avec lesquels il n’a suffit que d’échanger un regard pour recevoir en retour le concept culturel de l’intérêt débonnaire porté à l’autre quand dans notre Europe vieillissante, on s’enferre de plus en plus dans nos indifférences.
Je retournerai au Pays des Mille Sourires, en 2008, pour quelques fignolages esthétiques et y retrouver quelques personnes que je considère comme des ami(e)s
Ca c’est le volet réussite !
L’échec quant à lui est cuisant, contraire à toute attente.
Moins de 3 mois après mon opération, quand tous les schémas préétablis avant se mettaient en place, quand ma convalescence avançait normalement, sans crier gare :
Le 5 janvier2007, une immense vague m’emportait, me laissant plus morte que vive et c’est bien parce que je n’ai pas voulu descendre inéluctablement le courant que j’en suis à écrire ces lignes.
« Je te quitte ! Je demande la séparation de corps ! C’est ferme et sans appel »
C’est ainsi que mon épouse, sans frissonner, sans états d ‘âme m’annonçait, d’une seconde à l’autre qu’elle brisait à jamais les fondements de toute une vie, de nombreuses années de patience, de renoncements personnels, de responsabilités parentales et maritales.
J’ai perdu, d’une seconde à l’autre la seule valeur réellement tangible de toute ma vie qui était mon mariage, pour lequel, à 56 ans, j’étais encore dans la peau d’un père et d’un époux !
Evidemment, comme toujours en pareil cas, « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ! » Et Dieu sait que j’en fus rudement atteinte !
« Mon mari est transsexuelle opérée ! » comme seule et unique justification d’un départ brutal, sans humanité ; justification de toutes les bassesses possibles parce qu’aux yeux de toutes nos familles, j’étais sortie de la sacro sainte norme et qu’à ce titre, pour ceux avec lesquels je n’étais pas déjà morte, il fallait m’abattre sans autres formes de procès.
Objectivement, je pense que si j’ai un jour commis une erreur c’est de ne pas avoir extrapolé la situation en admettant qu’un être humain ne peut pas résister aux immenses pressions que nous avions subi ensembles : seulement mon épouse était si convaincante dans ses serments d’amour et de soutien !!!!!!
L’immense majorité de nos relations qui l’ont rencontrée et écoutée s’y sont aussi laissés berner !
Quand une cabale se met en route, elle balaye tout sur son passage !
Les enfants ont mené le bal : « Tant que tu resteras avec Papa, tu ne nous reverras plus et ne verras plus les petits enfants dans un odieux chantage affectif que des dizaines de personnes connaissent (certaines ont d’ailleurs témoigné) chantage mis en place dès le mois de mars 2006, à l’annonce même mes intentions d’opération.
La belle-famille, aussi, qui n’a pas voulu s’en tenir en lâche écrivait sous la plume d’une de ses sœurs :
« Tu ne diras pas que tu es heureuse….Tu vas perdre de grands moments de la vie, événement malheureux ou heureux en restant avec, désormais clairement bannie de toute la famille (si tu viens, tu viendras seule) et de conclure qu’il était temps que nos routes se séparent »
Je suis également assez convaincue que ma mère a asséné le coup de grâce quant aux alentours de Noel mon épouse a essayé de ramener une fille morte dans ses pénates familiaux.
La fin de non recevoir, ahurissante de haine d’une inimaginable marâtre percluse de ressentiments envers son propre enfant (de trop leur avoir fait voir), reniant jusqu’à l’existence même de son enfantement !
Et je me dis que même meurtriers, coupables de toutes les horreurs, des mères continuent à aimer leurs enfants coupables de crimes.
La discrimination sexuelle est bien l’un des pires sentiments de l’humanité.
Ainsi en dehors de quelques relations extérieures tout l’horizon affectif se trouvait bouché suffisamment en tous cas pour faire perdre les pédales à une femme, ma femme, mère quelque peu abusive avant d’être épouse.
Je pense sincèrement que si cette femme, mon épouse, avait eu l’honnêteté minimale de chercher à dialoguer (qu’on ne me dise pas que ce n’était pas possible car on n’arrive pas à 35 ans de mariage sans avoir pu s’exprimer) de rechercher une séparation négociée j’aurais pu admettre certaines de ses motivations …
Mais j’étais une sorte de déchet qui n’a plus aucun droit du fait de son changement, habilitant tous les coups bas possibles depuis le pillage de la maison familiale jusqu’à l’appropriation de tous les souvenirs photographiques de toute une vie ou le dérisoire larcin d’une couette sur le lit dans lequel je dormais.
Aujourd’hui, nous sommes dans un divorce terriblement conflictuel parce que cette dame prétend être sexuellement lésée quand elle disait le contraire la veille, que j’avais changé en mal après mon opération, que je me comportais comme une « femme superficielle et égocentrique », contrairement à la réalité des faits, sans oublier que j’avais été le plus mauvais père que la création ait engendrée.
Tout ceci étant archi faux, la totalité des gens qui me connaissent savent que ce ne sont que de faux prétextes, ainsi je n’ai d’autre alternative que de rétablir la vérité et de renvoyer à terme chacun face à ses responsabilités :
La discrimination odieuse de toute une famille.
Il y a des lois contre ca et j’irai jusqu’au bout de ma démarche en affirmant que je n’avais jamais rien fait sans son accord et son soutien, je ferai tout ce qui est légalement possible pour que notre divorce soit prononcé, je précise, à ses tors exclusifs et mettre à mal tous ces biens pensants…qui ont l’indicible horreur de prendre des petits enfants en otages.
Je suis animée aussi par le fait simple et évident que je ne veux pas lui laisser créer un précédant probablement un jour préjudiciable à notre communauté car on peut constater que le nombre de couple qui ne veulent pas se séparer son en constante augmentation.
Bon nombre de personnes m’ont témoigné mon soutien dans cette démarche et sont prêts à m’aider matériellement, juridiquement et techniquement même si les moyens venaient à me manquer…, jusqu’aux plus hautes juridictions européennes, si nécessaire
Alors là, apaisée, je pourrai raser des fondations branlantes de haine pour reconstruire la maison de Michèle, sur des bases saines et propres comme l’a été toute ma démarche dans l’ensemble.
Parce que c’est mon naturel combatif aussi.
1 an après !
Le Phoenix ne vole plus, irrémédiablement blessé, mais il marche la tête haute !
Le chemin n’est pas fini ; les peines les chagrins sont des expressions de vie qui finissent par tenir compagnie de plus en plus subrepticement mais pas moins présents.
Je leur oppose simplement mes réussites sociales et personnelles en attendant peut que puisse se réaliser la plus belle : celle d’un amour vrai, sans failles et sans trahisons !
Au bout de mon chemin, le bel oiseau se consumera encore pour renaitre à jamais de ses cendres seulement parce que mon périple était juste et qu’il n’y avait probablement pas d’autre itinéraire pour parvenir à ma vrai vie.
Michèle…seulement une femme comme les autres avec la même âme que l’éternel féminin !
Au travail, à la ville comme dans la plus profonde intimité !
Michèle jusqu’à la dernière fibre de mon corps et de mon âme !
Toujours !
Et à Jamais !
Michèle. _________________ "La pauvreté la plus terrible est la solitude et le sentiment de ne pas être aimé(e)....
N'attendez pas les meneurs; faites le seul(e) de personne à personne." Mère TERESA |
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Claire-Dju&co
Inscrit le: 01 Oct 2007 Messages: 7
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Posté le: 12 Oct 2007 23:09 Sujet du message: |
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D'un naturel pourtant si bavard et souvent inspiré... à cette lecture, je ne trouve plus mes mots...
Reçois tout mon soutien, Michèle.
Bises.
PS: si tu voulais retrouver la compassion thaïlandaise avant 2008, je me ferais un plaisir de t'y accompagner  _________________ On fait parfois une rencontre qui vous ouvre une autre porte sur le monde...A Dju |
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